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Ô grand saint Nicolas …

Ce n’est pas sur un traîneau qu’il visite les enfants, mais sur un petit âne et accompagné d’un curieux personnage tout de noir vêtu. Drapé dans sa cape rouge, mitre sur la tête et crosse à la main, c’est bien saint Nicolas que nous fêtons le 6 décembre !

Un Père Noël Oriental

Celui qui a inspiré notre Père Noël est né au IIIe siècle en Lycie, au sud de l’actuelle Turquie.  Orphelin, il est élevé par son oncle et lui succède, à sa mort, en tant qu’évêque de Myre. Toute sa vie, le futur saint Nicolas est pour ses ouailles un protecteur influent et bienveillant. Persécuté sous Dioclétien, il obtient de Constantin, son successeur, une baisse des impôts pour les habitants de Myre. Il meurt en 343, en odeur de sainteté. 

Au XIe siècle, on transfère ses reliques dans la petite ville italienne de Bari. Elles produisent une huile miraculeuse (la « manne de saint Nicolas », encore recueillie aujourd’hui). De nombreux pèlerins viennent les vénérer. Et parmi eux, un certain Aubert de Varangéville, chevalier. Il parvient, nul ne sait comment, à dérober une relique, une phalange. Qu’il offre à son village natal de Port, au sud de Nancy. Le culte du saint se répand comme traînée de poudre. 

C’est à ce moment qu’entre en scène la légende…

Il était trois petits enfants

Il était trois petits enfants de retour des champs un soir d’hiver. Surpris par la nuit, ils se dirigent vers la seule maison éclairée des environs, et frappent à la porte. Les ayant vus approcher, l’occupant des lieux, Pierre Lenoir, affiche un sourire mielleux et leur propose l’hospitalité. À peine sont-ils entrés qu’il sort son grand couteau de boucher, les découpe en rondelles et les plonge dans un baquet rempli de sel. Un bon petit salé en perspective…

C’est alors qu’arrive le bon saint Nicolas. Coïncidence ? pense le boucher. Il lui sert à dîner — ce n’est pas tous les jours qu’un évêque vient frapper à sa porte —, mais voilà que le ponte réclame du petit salé. Le boucher, comprenant qu’il est grillé, confesse ses crimes. Immédiatement, saint Nicolas étend trois doigts au-dessus du tonneau de petit salé et… miracle ! Les trois enfants ressuscitent.

Était-ce des enfants ou des innocents ? Ont-ils été incarcérés ou découpés ? Le temps appose sa marque sur les belles histoires qui, souvent, se changent en légendes.

… et un duo légendaire

Mais pas question de pardonner au vilain boucher, saint Nicolas l’attache à son âne et le traîne avec lui dans ses tournées. Le crâne cagoulé, la barbe fournie, sa silhouette noire est bientôt associée à celle du Père Fouettard. On dit qu’il ramone les cheminées dans la nuit du 5 au 6 décembre avant que le bon saint s’y glisse pour déposer, dans les souliers des enfants sages, une orange et un pain d’épices.

Un puissant protecteur

Pourquoi un pain d’épices ? Les épiciers invoquent la protection de l’évêque de Myre, pour que leurs précieuses cargaisons venues d’Orient ne sombrent pas au fond de l’océan. Une fois réceptionnées, il ne leur faut guère plus que de la farine et du miel pour confectionner le désormais traditionnel pain d’épices ! Est-ce un hasard si le lendemain, 7 décembre, on fête saint Ambroise, patron des apiculteurs ?

Non content d’être le patron protecteur des enfants et des épiciers, saint Nicolas est aussi celui de la Lorraine, depuis l’an 1477. La veille de la bataille de Nancy qui l’oppose à Charles le Téméraire, le duc René II s’est placé, ainsi que ses troupes, sous le patronage de saint Nicolas. Victorieux, il fait édifier sur la petite église de Saint-Nicolas-de-Port une basilique d’où, chaque 6 décembre depuis plus de 800 ans s’élance une grande procession aux flambeaux. Frissons assurés !

Et douce fête car, comme le dit le dicton populaire, « le jour de la Saint-Nicolas, de décembre est le moins froid » !